lundi 15 mai 2017

Une nouvelle vie !



A l’exception d’un long texte dissertant des relations entre contes et pratiques chamaniques, j’ai peu écrit ces derniers temps. La vie psychique va par cycles. A ceux exigeant disponibilité intérieure et solitude en succèdent d’autres plus tournés vers la réalisation en ce monde… Pour ce qui concerne ces fameux cycles, je viens d’en traverser un de trois années au cours desquels j’ai redessiné et redéfini (en une vie pas loin du monacal !) mon projet de vie et exploré de nouveaux territoires. Jusqu’à ce que, presque à mon insu, quelque chose ait mûri et qu’une voie impérieuse et impétueuse me dise : voilà, c’est le moment !

Alors oui, c’est le moment ! Le moment de changer de vie pour incarner tout ce que je sais être maintenant mon chemin. Et donc, décision est prise : je pars vivre dans l’Aveyron d’ici le mois de septembre. J’y pars (quand bien même il y ait par ailleurs un projet de poste salarié mais sans aucune certitude) pour m’installer disons « à mon compte » comme conteur, tarologue et… masseur (je viens de terminer une formation certifiante en massage assis et j’adore ça ! ). A ces trois activités s’ajouteront évidemment des pratiques sur la Voie du tambour et puis plein de choses à faire dans la maison et le jardin. Oui, car je rejoins donc l’Émerveillée en ses terres et cela m’enchante ! Et que tout cela se passe dans un village dans lequel j’ai le projet de partir depuis maintenant 7 ans est une facétie de l’univers qui restera à jamais comme un mystère jubilatoire...

De le dire, de l’écrire, j’oscille depuis deux semaines entre exaltation et panique à bord. Et oui, fini le salaire qui tombe à la fin du mois ! (Et comme un fait exprès, jamais de ma vie je n’ai reçu autant de factures imprévues à payer qu’en ce moment !) Mais bon, outre certaines conditions matérielles et affectives requises qui sont bien là, j’ai 57 ans et je me dis que si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais…

Une des questions afférentes est la polyvalence de mes activités. Certains trouveront sans doute cela peu sérieux. Et pourtant… Je cherche un nom générique pour réunir tout cela : tisserand d’horizons ? Jardinier de nouveaux possibles ? Sourcier d’âmes ? Cultivateur de bonheurs ? Couteau suisse à deux jambes ? Semeur de joies ? Je cherche mais n’ai pas encore trouvé. Mais bon : conteur / tarologue / masseur est encore un métier peu référencé...

C’est un nouveau départ, une nouvelle histoire, une nouvelle aventure, et je sais qu’il me revient d’en être le héros…

Les réalisations de ces derniers mois ont ensemencé le terrain : le nouveau spectacle de conte, le stage de Tarot chamanique, la préparation de celui sur conte et pratiques chamaniques, la formation en massage assis, la vente de la maison de ma maman… Et me voici maintenant né à ce nouveau possible.

Oh, bien sûr qu’à la joie de ce nouveau départ, il y a aussi des déchirures. J’ai reçu beaucoup ces derniers temps de ceux à qui j’ai annoncé mon départ et cela m’a beaucoup ému et marqué. Mais il faut accepter de perdre parfois pour mieux recevoir ensuite.

Sans doute du coup que le ton de ce blog va un peu changer : mes blogs ont toujours suivi mes métamorphoses. A tout bientôt pour la suite de l’aventure...

2 commentaires:

  1. Aaahh Enfin ! ;-) Non, je veux dire, Je suis ravie pour toi.
    Mets nous des photos de la nature qui va t'entourer, à l'avenir, ici, j'aimerais cela !

    Semeuse de joie, c'est pris, par moi ( sur latortuelegere.blogspot..) mdr

    Je me réjouis.
    Côté revenus, ce sera sans doute moins simple, un peu de salariat pas pénible je te le souhaite. Mais si tu sais faire des petits travaux à domicile, c'est gagné, tous les copains ( licenciés, changements de vie,...) qui savent bricoler croulent sous les emplois de service variés ( jardin, coupes, bricolage maison, etc).

    Bises

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  2. Ok, Laure, je te laisse "semeur de joies", la formule t'appartient !
    Sur les possibilités de vivre, même chichement, pour peu que l'on soit manuel, je te rejoins tout à fait. Je connais plein de gens là-bas qui parviennent à vivre comme cela. Le problème est que mes compétences manuelles (qui existent mais encore à l'état embryonnaires !) ne sont pas mon point fort. Par ailleurs, pour avoir essayé, mon corps n'a pas l'entrainement à ce jour pour assumer 8 heures de jardinage de suite... Mais je ne désespère pas ! D'autant que du bricolage, à faire dans la maison, il y en a ! Et c'est en forgeant qu'on devient forgeron...

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